Accessible à tous, homme ou femme, enfant ou adulte, le kendo est à tout âge - de 7 à 77 ans - un sport complet où chacun progresse au rythme qui lui convient. Alliant tactique et effort physique, le kendo développe des qualités pour la vie de tous les jours : faculté de concentration, intelligence de situation, vivacité de jugement, esprit de décision, respect de l'autre, on salue son adversaire avant et après chaque combat, on respecte la décision des arbitres et on se plie à la discipline du professeur pendant les enseignements. L'ambiance qui règne dans le dojo est très conviviale, car le kendo est un sport individuel qui favorise un véritable esprit d'équipe.

Le kendo va chercher ses racines tôt dans le Japon moyenâgeux. Depuis les 12ème et 13ème siècle, environ, le sabre est au Japon l’arme principale de la caste des guerriers : les Samourais. Le kendo c’est beaucoup de choses à la fois. C’est un art de combat mais aussi un art de vie. Traduit mot par mot «Ken do» signifie « La voie du sabre ». Le kendo est une forme d'escrime au sabre à deux mains où grâce à l'emploi de matériel adapté (arme en bambou, armure de protection) les assauts sont menés de façon réelle.

S’entrainer à la pratique du sabre ce n’est pas seulement apprendre des techniques de combat. Cela implique aussi de suivre un chemin qui à côté de la maîtrise physique de l’arme a aussi pour but d’apprendre le contrôle de son propre esprit. «Ki, Ken, Tai, Ichi» l’Esprit, le Sabre et le Corps dans un Tout.

Ainsi la voie du sabre est liée étroitement avec le Boudhisme-Zen. Nous essayons aujourd’hui encore d’acquérir aussi des qualités mentales parallèlement à l’entrainement physique, la conscience de soi, la résolution mais aussi le développement et le perfectionnement d’un profond respect pour autrui.

Alors POURQUOI PAS VOUS ?

Pratique

La grande chance du Kendo à l'heure actuelle c'est d'avoir une unicité dans la technique. Qu'il soit en visite dans un dojo d'Osaka, de Los Angeles, de Paris, un yudansha (titulaire d'un Dan) de Kendo pourra, à l'invite cordiale du professeur, s'entraîner directement avec les autres pratiquants. Certes, des différences apparaissent dans les expressions personnelles du combat et dans les façons d'enseigner le Kendo mais la technique fondamentale est à peu près identique. Ce fait est dû principalement au large courant des échanges entre le monde du Kendo japonais et les groupements de Kendo des différents pays où on le pratique.
La finalité du kendo réside dans l'assaut, c'est-à-dire l'affrontement duel où chacun des deux pratiquants cherche à délivrer des frappes valables sur certaines des parties protégées de l'autre en restant le moins possible vulnérable. Cet assaut peut être libre gi geiko ou codifié et arbitré dans le cadre de la compétition shiaï ; dans chaque cas il se déroule dans le respect des règles du jeu. L'absence de brutalité, la retenue d'actions dangereuses ou interdites excluent, chez nous, la force dans les échanges échanges. Ce qui malheureusement n'est pas le cas partout.
Le kendo peut être pratiqué à tous les âges par des femmes et des hommes en bonne santé. L'assaut libre peut ainsi mettre en présence des pratiquants de sexe, d'âge, de niveau d'expérience, semblables ou différents. Lorsqu'il y a une supériorité manifeste de l'un des pratiquants, l'usage veut, pour pouvoir tirer le meilleur profit de l'échange, que le plus expérimenté adapte sa pratique au niveau juste un peu supérieur à celui de l'autre. Cette pratique différenciée marque la maîtrise de son efficacité pour le plus expérimenté, et hausse le niveau des réalisations pour l'autre.

C'est la très grande chance de la nature du kendo de rendre possible et véritable jusqu'à un âge avancé, cette opposition entre tous les pratiquants qui leur permet de pouvoir mesurer les progrès qui sont, bien évidemment, fonction des capacités et du temps consacré par chacun.

Les effets du kendo :

Le kendo, comme les autres activités, ne paye de retour qu'à la mesure des efforts qui lui sont consacrés. Un entraînement régulier (deux séances par semaine au minimum) aura déjà, à l'intérieur et en dehors du Dojo d'heureuses répercussions sur le pratiquant dans les domaines :de la santé: en kendo, l'habitude de courir en manœuvrent l'arme fournit un volume d'exercice utile pour lutter contre les méfaits de la sédentarité; elle contribue à acquérir et à conserver la forme, elle donne l'accoutumance à l'effort.du psychisme: le fait d'être constamment sollicité dans des situations d'opposition et d'en résoudre les problèmes avec une marge d'erreurs qui s'amenuise avec la pratique, le fait de crier, contribuent à réduire les tensions et les inhibitions, chez le pratiquant et l'aident à se dégager progressivement du stress posé par le rythme de la vie moderne.du développement des facultés : la prise de conscience de son propre corps dans la réalisation d'actions complexes améliore l'aisance générale et développe l'acuité sensorielle.de la socialisation : le fait d'affronter dans les assauts, pendant des années, toutes sortes de partenaires modifie la conception des rapports inter-humains, diminue l'égoïsme et en transformant l'agressivité, conduit au respect de soi-même et des autres, facteur essentiel d'une meilleure harmonie entre les êtres humains.

Concept du Kendo :

Le kendo est conçu pour discipliner le caractère de l'homme à travers la mise en oeuvre des principes du sabre. Le but de la pratique du kendo est de former l'esprit et le corps, de cultiver un caractère vigoureux et par un entraînement correct et rigoureux, de s'efforcer de progresser dans l'art du kendo, de tenir en estime la courtoisie et l'honneur, de coopérer avec les autres en toute sincérité et de toujours poursuivre la culture de soi. Ainsi chacun sera capable d'aimer son pays et la société, de contribuer au développement culturel, de promouvoir la paix et la prospérité entre tous les peuples.

Cette conception d'une activité martiale en tant que contribution essentielle à la paix universelle ne peut surprendre que ceux qui, voyant le combat de l'extérieur, le qualifient de violent, brutal, propre à entretenir des dispositions d'agressivité. La base du comportement du pratiquant dans l'assaut est la conception que l'autre que l'on essaye de vaincre avec acharnement, est le partenaire indispensable pour les progrès. Chaque victoire remportée l'est sur soi-même, et il n'est pas sûr que le prochain combat ne voit la défaite. Cette double conception d'un adversaire/partenaire et de l'adversaire à battre d'abord en soi-même, se fait jour au fil de l'entraînement et des progrès réalisés elle canalise l'énergie agressive et domestique la violence.